Le tour du Salar de Uyuni

Le jeudi 9 juin, j’ai quitté Potosi avec 3 nouvelles personnes : Barbara du Brésil, Christine d’Allemagne et Christophe de l’île Maurice. Nous avons pris un bus jusqu’à la ville d’Uyuni située à environ 4 heures de route. Uyuni, c’est pas vraiment le genre de ville qui se visite, c’est très moche mais nous étions obligés d’y passer car c’est depuis là que la plupart des tours du Salar commencent.

En arrivant, nous sommes partis à la recherche d’un hébergement. Nous avons trouvé 4 lits dans l’auberge de jeunesse : La Pierda Blanca à 75 Bolivianos par personne avec petit-déjeuner et eau chaude. Uyuni est une ville plutôt chère pour les touristes. Après avoir déposé nos sacs, nous sommes partis à la recherche d’une agence pour notre tour. Ce qui était super avec nous 4, c’est que nous allions tous en direction du Chili à San Pedro d’Atacama. Nous avons fini par réserver à l’agence Cordilliera Traveller. Le prix du tour était de 900 Bolivianos par personne pour 3 jours et 2 nuits. Nous avons réservé pour le lendemain matin. Petit conseil : Il faut éviter de partir avec les agences moins chères. Les véhicules sont souvent en mauvais état et les chauffeurs peuvent êtres saouls si vous êtes plusieurs n’hésitez pas à demander un rabais.

Le même soir, nous avons cuisiné à l’auberge et nous avons bu quelques bouteilles de rouge. C’était vraiment sympa et comme nous aimons tous le vin rouge, nous somme parti en acheter pour les prochains soirs.

Pour notre tour, nous avions rendez-vous à l’agence à 10h30. Là, nous avons rencontré Manon et Antoine, un couple français qui étaient aussi de la partie. Notre chauffeur qui s’appelait Hugo est arrivé et a chargé nos sacs sur le toit du 4×4 puis nous sommes partis en direction du cimetière de trains situé à l’extérieur de la ville d’Uyuni. J’ai bien aimé cette partie de la journée car j’adore les trains et nous avons pris de bonnes photos avec le groupe.

Nous sommes repartis, pour le mythique désert de sel : El Salar de Uyuni, le plus grand du monde. En arrivant, nous avons fait quelques séances photos puis nous sommes allés manger dans l’hôtel de sel. Dans cette maison au milieu du désert, tout est fait de sel : les tables, les bancs, les murs.

Après le repas de midi, Hugo a trouvé un lieu où nous pouvions encore faire d’autres photos puis nous sommes allés à l’île Incawasi, la seule dont le gouvernement autorise les visites. Au total, il y a 72 îles sur tout le Salar. Il y a des milliers d’années, le Salar était un lac. C’est maintenant la plus grande réserve de sel au monde, le Salar fait 12’000 kilomètres carrés et il y a une couche d’environ 110 mètres de sel. Ils ont aussi découvert qu’il y avait un réserve de lithium mais elle n’est pas encore exploitée. Sur l’île, nous avons pu faire une petite marche pour se dégourdir les jambes. Nous avons marché entre les cactus géants et au sommet nous avions une vue à 360 degrés sur le Salar.

En fin d’après-midi, Hugo nous a conduit jusqu’à notre auberge située à l’extérieur du Salar à 3’600 mètres d’altitude. L’auberge était aussi entièrement faite de sel, nous avons dormi sur des blocs de sel. Nous avons aussi eu de l’eau chaude pour se laver et nous avons pas eu besoin de payer 10 Bolivianos comme c’est écrit dans certains blogs. En arrivant nous avons bu un thé puis nous avons débouché la première bouteille puis le repas de soir nous a été servi. Au total, 4 bouteilles ont été bues et quelques verres se sont renversés sur la table. Heureusement que nous étions dans un bâtiment fait de sel et que le sol en était aussi comme ça nous avons pu absorber le rouge de la nappe.

Après une nuit très fraîche, nous sommes reparti vers 8h30 pour la suite du programme. Nous avons vu des volcans, des lagunes altiplaniques de différentes couleurs, des flamands roses et nous avons traversé un désert. Le soir nous avons dormi dans un refuge à 4’300 mètres d’altitude, autant vous dire qu’il faut s’habiller car il fait un froid de canard. Dans le prix que nous avons payé, nous avions un sac de couchage par personne qui était inclus et franchement ils étaient de bonne qualité et pour ma part j’ai eu chaud les deux nuits.

Pour le 3ème et dernier jour du tour, nous sommes partis de bon matin vers 6h30. Il faisait toujours nuit et très froid. Hugo nous a conduit jusqu’à 5’000 mètres d’altitude pour voir des geysers et de la boue qui faisait des bulles. Nous étions tous frigorifiés, Barbara, la brésilienne, qui n’a pas l’habitude du froid a eu peur que ces doigts de pieds tombent car elle ne les sentait plus. Christine et moi qui avons l’habitude des températures basses l’avons rassurée que ça n’allait pas durer et qu’après un moment dans la voiture ses pieds allaient se réchauffer, ce qu’il s’est bien évidement passé. L’avant-dernier arrêt était des sources d’eaux chaudes. Aucun de nous n’avons eu le courage d’y aller après les températures glaciales du matin. Notre dernier arrêt en Bolivie avant la frontière était à la Languna Verde au pied du volcan Licancabur situé sur la frontière entre la Bolivie et le Chili. Ce sommet culmine à près de 6’000 mètres d’altitude et il est impressionnant avec sa forme très conique. Hugo nous a déposé avec nos sacs au poste frontière de la Bolivie situé sur un col où il n’y a absolument rien autour à part des montagnes, c’est un no-man’s land. Nous avons ensuite pris un bus qui nous a mené jusqu’à San Pedro d’Atacama ou nous avons passé la frontière chilienne.

Durant ces trois jours, j’ai vu des paysages incroyables et je me suis pris des claques à répétitions car les paysages sont tous aussi beaux les uns que les autres. C’est l’un des points forts de ce beau pays.


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